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Retrouvez toutes nos dernières actualités sur la santé, les droits et les enjeux du travail du sexe/de la prostitution à Bruxelles.

 On profite du début de l’été pour passer en revue trois des IST les plus courantes chez Alias et en Europe! Les symptômes, les risques et la prévention.  

 

Syphilis: une infection bactérienne en recrudescence et mortelle si elle n’est pas traitée 

La syphilis est en recrudescence depuis les années 90, surtout chez les 25-50 ans. Parmi les personnes positives à la syphilis, 76% sont des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. On ne développe pas d’immunité, et dans 25% des cas, de nouvelles infections surviennent après la première. La syphilis évolue par étapes, les symptômes évoluent en fonction du stade de la maladie:

  • Stade primaire: dure entre trois jours et trois mois, se caractérise par l’apparition de plaire / ulcère / chancre mou non douloureux sur la peau, les parties génitales, l’anus et/ou la bouche. Disparait en 3 à 6 semaines.
  • Stade secondaire: dure entre 2 et 12 semaines, se caractérise par une éruption cutanée (rash) sans démangeaison, l’apparition de lésions buccales et la perte de cheveux. Ces symptômes disparaissent en 3 à 6 semaines.
  • Stade latent: cette phase peut durer des années, ne compte pas de symtpôme et est moins contagieuse.
  • Stade tertiaire: cette phase peut survenir jusqu’à 30 ans après la contagion chez une personne sur trois, n’est pas contagieuse mais se dissémine dans le corps et entraîne le développement de tumeurs (peau, testicules, autres..), de troubles cardiovasculaires et de problèmes neurologiques (démence, trouble de la vision, de l’ouïe, de l’équilibre, de la sensibilité, paralysie, tremblements...). Si la syphilis n’est pas traitée, cette phase peut entraîner le décès.

Les pratiques à risque sont la fellation, la pénétration anale et ou vaginale, l’anulingus / le cunnilingus, le baiser, la caresse sexuelle et l’échange de seringue.

Comment limiter les risques? 

La syphilis est une infection très contagieuse, mais les préservatifs externes/internes limitent le risque de la contracter lors d’un rapport sexuel. Il est conseillé d'éviter l'échange de matériel de consommation, de faire un dépistage régulier et de garder à l'esprit que la syphilis augmente le risque d'attraper d'autres IST.

Chlamydia: la plus fréquemment diagnostiquée en Belgique et en Europe 

Le nombre de cas de chlamydia augmente chaque année et, comme pour la syphilis, de nouvelles infections peuvent survenir après la première car on ne développe pas d’immunité.

Cette infection sexuellement transmissible est causée par une bactérie et est très souvent asymptomatique. Quand elle s’accompagne de symptômes, on peut ressentir une sensation de brûlure au moment de faire pipi, constater un écoulement clair puis purulent au niveau de la verge, de l’anus ou du pénis, parfois teinté de sang. Des douleurs au niveau des organes génitaux, du bas ventre ou de la gorge. Au niveau anal, des diarrhées, glaires, fausses envies, abcès. Et enfin, on peut ressentir de la fièvre.

Elle peut engendrer des complications diverses, parmi lesquelles une infection des testicules, prostate, trompes, ovaires ou utérus. Mais aussi la stérilité ou l’arthrite.

Les pratiques à risque sont la fellation, la pénétration anale et ou vaginale, l’anulingus / le cunnilingus, la caresse sexuelle.

Comment limiter les risques? 

Après un résultat positif, il est recommandé de dépister et de traiter tous les partenaires des 30 derniers jours et de respecter une période d'abstinence de 15 jours. Une IST peut en cacher une autre et une co-infection par la gonorrhée est souvent observée (cela représente 20 à 40% des cas).

Gonorrhée: chaude pisse ou blennorragie, peu importe le nom du moment qu’on la dépiste 

En Europe, 43% des dépistages positifs sont des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes. Pour cette infection sexuellement transmissible non plus, on ne développe pas d’immunité et de nouvelles infections peuvent survenir après la première en cas de rapport non protégé. L’infection est asymptomatique dans un cas sur trois, et le test peut être négatif jusqu’à deux semaines après le contact et avant l’apparition des symptômes.

Les symptômes  

Comme la Chlamydia, quand la gonorrhée s’accompagne de symptômes, on peut ressentir une sensation de brûlure au moment de faire pipi, constater un écoulement clair puis purulent au niveau de la verge, de l’anus ou du pénis, parfois teinté de sang. Des douleurs au niveau des organes génitaux, du bas ventre ou de la gorge. Au niveau anal, des diarrhées, glaires, fausses envies, abcès. Et enfin, on peut ressentir de la fièvre.

Elle peut engendrer des complications diverses, parmi lesquelles une infection des testicules, prostate, trompes, ovaires ou utérus. Mais aussi la stérilité ou l’arthrite.

Les pratiques à risque sont la fellation, la pénétration anale et ou vaginale, l’anulingus / le cunnilingus, la caresse sexuelle.

Comment limiter les risques? 

Sans traitement, on peut rester positif et contagieux entre 6 mois et un an ou plus. Après un dépistage positif à la gonorrhée, il est recommandé de tester et traiter les partenaires des 30 derniers jours, afin d’éviter l’effet ping-pong. Comme pour la chlamydia, il est aussi recommandé d’observer une période d’abstinence de 15 après le début du traitement.

En cas de doute 

Tu as eu un rapport à risque ? Tu es un homme et tu as des relations sexuelles avec d’autres hommes, une personne trans*, tu es concerné·e par le travail du sexe / la prostitution ? Alias propose une permanence médicale anonyme, gratuite, sans rendez-vous et sans jugement, tous les mardis de 18h à 21h au 33, rue du marché au Charbon / 1000 Bruxelles.